Au nom du Comité de liaison pour l’unité et la résistance, Jean Markun invite les militants de toute tendance à contresigner l’appel de Tarragone

Jean Markun

A lire dans IOComité de liaison pour l’unité et la résistance -

 
 

Interview de Jean Markun


"Une nouvelle conférence ouvrière à l’automne"
"Nous invitons les militants à contresigner largement l’appel de Tarragone"

Jean Markun est un militant ouvrier de Moselle. Le comité de liaison pour l’unité et la résistance dont il est membre a décidé de faire contresigner largement l’appel lancé par la conférence ouvrière européenne de Tarragone et d’organiser sur cette base une conférence ouvrière à Paris, à l’automne prochain.

>> Le comité de liaison issu de la conférence du 1er décembre pour l’unité et la résistance vient de se réunir. Qu’a-t-il discuté ?

La conférence, qui a réuni quelque 500 militants ouvriers de toutes tendances venus de toute la France, le 1er décembre dernier à Paris, avait décidé de constituer un comité de liaison pour l’unité et la résistance. Sur ce mandat, ce comité de liaison, dont je suis membre, s’est réuni ce 20 avril, pour plusieurs raisons.

D’abord, la crise économique s’accentue. Les mesures prises par le gouvernement pour la combattre ne marchent pas et ces mesures, antisociales, deviennent de plus en plus agressives. Je pense en particulier à l’accord national interprofessionnel (ANI) sur la flexibilité. Contresigné par la CDFT et le Medef, il vient d’être transcrit dans la loi par le Parlement.

Nous avions aussi une deuxième raison de nous réunir. Une conférence ouvrière européenne s’est en effet tenue le mois dernier, à Tarragone, en Espagne, avec des objectifs similaires aux nôtres, et a lancé un appel. Nous nous devions d’en discuter.

>> Qu’avez-vous décidé ?

Nous allons faire connaître l’appel de Tarragone, et inviter les militants à le contresigner largement. Sur cette base, nous allons organiser une autre conférence ouvrière à Paris, au début de l’automne prochain.

>> En quoi cet appel de Tarragone est-il important ?

Il nous concerne tous. Toutes les décisions prises ou annoncées par le gouvernement en France s’inscrivent dans le cadre des directives de l’Union européenne et de ses traités, comme le TSCG. Ce qui signifie faire payer la dette aux travailleurs. Il est évident que la même question est posée dans tous les pays. Je pense que la conférence de Tarragone est une étape, qui en appelle d’autres. La nouvelle conférence que nous allons réunir à Paris, à l’automne, sera aussi centrée sur la défense de l’indépendance des organisations syndicales.

>> Cette indépendance syndicale est-elle toujours un enjeu ?

On vient encore de le constater. La stratégie du gouvernement de François Hollande est d’aboutir à intégrer les organisations syndicales à travers un « compromis historique ». Tout le monde le sait, cette stratégie bute sur le fait que ni la CGT ni FO n’ont signé l’ANI. C’est un point d’appui pour la résistance. A l’inverse, on voit bien le rôle de la CFDT dans cette volonté de faire accompagner par les organisations syndicales les décisions gouvernementales.

J’en profite pour rappeler que toutes nos initiatives n’engagent des militants qu’à titre personnel, quelles que soient les organisations dont ils sont membres. J’invite, dans ce cadre, les militants ouvriers à se mobiliser dans la signature de l’appel de Tarragone, pour le succès de la conférence que nous organiserons en automne. Ce sera contribuer utilement à l’unité des organisations sur des bases claires.

Propos recueillis par Yan LEGOFF

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Catégories: EXTRAITS, POLITIQUE

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