Chypre : le chef de l’État à Bruxelles, sous la menace de la Troïka

s'informerPour assurer un prêt de dix milliards d’euros, la Troïka (Fonds Monétaire International, Banque Centrale Européenne, Union Européenne) exige du gouvernement chypriote une garantie de cinq milliards huit cent millions d’euros. Faute d’accord sur les modalités de cette garantie, la BCE, mettra en place dès demain un blocus monétaire.

Hier, les émissaires à Nicosie de la Troïka et le gouvernement chypriote se sont accordés sur une taxe exceptionnelle des dépôts bancaires supérieurs à cent mille euros, de 20 % s’ils sont gérés par la Bank of Cyprus et de 6 % pour ceux gérés par d’autres banques. En outre, la Troïka suggère que la Bank of Cyprus assume la dette de neuf milliards d’euros de la Popular Bank.

Le président chypriote, Nicos Anastasiades, s’est envolé vers Bruxelles, dans l’après-midi, « pour sauver l’économie chypriote et éviter un défaut de paiement s’il n’y a pas d’accord définitif sur un prêt », selon un porte-parole du gouvernement chypriote, ce dernier craignant une fuite des capitaux asséchant le crédit aux entreprises et mettant en faillite l’économie non-spéculative.

« Pour ceux qui disent qu’on est en train d’étrangler un peuple, que c’est immoral, il faut quand même regarder qu’il s’agit d’une économie-casino qui était au bord de la faillite », a déclaré Pierre Moscovici, ministre français des Finances. Parmi les mesures adoptées hier par le parlement chypriote sous la pression de la Troïka, figure la création d’un fonds de solidarité qui utiliserait en particulier les liquidités des fonds de retraites de la fonction publique.

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Catégories: Chypre, International

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