Mercredi, le président des États-Unis Barack Obama a annoncé la reprise de négociations entre son pays et l’Union Européenne pour un accord de libre échange, présenté comme facteur de croissance et d’emploi pour tous. La Commission Européenne doit encore donner son accord à l’ouverture de ces discussions.
Il s’agit de créer une vaste zone commerciale en abaissant encore les taxes douanières qui persistent mais aussi en réexaminant les normes sur les produits, considérées comme des freins au commerce.
Une des conséquences serait l’accentuation de la concurrence à l’intérieur de la zone ainsi définie. Les négociations s’annoncent tendues sur des secteurs particulièrement protégés comme l’agriculture, où l’avenir des agriculteurs est en jeu. La question des normes de production est un sujet sensible, lorsqu’elles touchent par exemple à la santé, à la sécurité des populations.
Les tensions pourraient aussi venir des conséquences, sur le commerce, des différences de politiques monétaires entre les États-Unis et l’Union Européenne. Le président de la Fed (Banque fédérale américaine) vient de déclarer qu’elle continuera à injecter massivement des liquidités dans l’économie, au rythme de 85 milliards de dollars par mois, aussi longtemps que nécessaire pour soutenir la croissance aux États-Unis. Cela peut contribuer à maintenir la valeur du dollar à un taux relativement bas par rapport à l’euro, favorisant l’exportation des produits américains. Pendant ce temps, au cœur d’une crise sans précédent, la Banque Centrale Européenne poursuit sa politique restrictive.