Au moment où les ministres des finances européens (eurogroupe), réunis à Bruxelles, décidaient de taxer les dépôts bancaires des Chypriotes, en contrepartie d’un prêt de 10 milliards d’euros, sous le fallacieux prétexte de « sauver Chypre », des militants de toutes tendances du mouvement ouvrier de treize pays d’Europe (Allemagne, Belgique, Danemark, Etat espagnol, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Portugal, Roumanie, Suisse, Suède) se réunissaient à Tarragone en Espagne.
Les 164 délégués des 13 pays représentés se sont mis d’accord sur deux “engagements” forts :
« Le refus de toute subordination du mouvement ouvrier à la troïka, aux directives européennes, [...] aux gouvernements de toutes couleurs politiques qui appliquent ces mesures. »
« Indépendance du mouvement ouvrier ! C’est là la voie pour sauver les travailleurs et les peuples du désastre qui menace et qui est déjà en cours. [...] »
Ils ont affirmé qu’ils commençaient ainsi « à forger les premiers maillons d’une authentique union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe, libre de toute attache avec la troïka, avec l’Union européenne et le FMI, libre de défendre en toute indépendance les droits et les garanties des peuples travailleurs. »
Pour conclure, ils ont décidé de « constituer un comité de liaison européen d’action commune pour — d’une manière organisée — développer le combat dans [leurs] organisations pour l’unité contre la politique de pacte, pour faire reculer les différents gouvernements. »
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