La maire de Lille, Martine Aubry, a annoncé ce matin que la réforme des rythmes scolaires ne s’appliquera dans sa ville qu’en 2014, pour « prendre le temps de la concertation ».
Après Lyon, Strasbourg, Montpellier et Metz, c’est une autre grande ville dirigée par le PS qui décide de repousser l’application de la réforme, comme l’ont fait d’autres grandes villes dirigées par UMP, telles que Marseille, Nice, Bordeaux, Le Havre et Toulon.
Le maire de Paris a annoncé en début de soirée qu’il a obtenu l’accord des Verts, en position d’arbitre au Conseil de Paris, pour que la réforme des rythmes scolaires s’applique à la rentrée 2013.
Vincent Peillon, le ministre de l’Éducation nationale, a déclaré dimanche que « si Bertrand Delanoë y arrive [à appliquer la réforme dès 2013], franchement je lui tire mon chapeau », car il se heurte à « une fronde syndicale dure ».
Les enseignants parisiens sont appelés à une nouvelle grève lundi prochain 25 mars, jour du vote au Conseil de Paris. Ils ont reçu le soutien des animateurs et des parents, qui critiquent notamment « la précipitation » du maire de Paris qui a déjà dû annoncer qu’il appliquerait la réforme « dès que ça pourrait être une réussite ».
Selon Vincent Peillon, « il y a eu un mouvement d’un certain nombre de syndicalistes qui sont d’ailleurs souvent minoritaires et qui était extrêmement brutal, qui n’a pas cherché à donner des informations justes [et] qui a pris beaucoup de parents un petit peu en otage ».