Après plusieurs reports et la diffusion de diverses versions, le projet de loi de décentralisation devrait être présenté en Conseil des ministres le 10 avril. C’est ce qu’a annoncé mercredi le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. La majeure partie de son discours était consacrée à la nouvelle organisation de Paris et de son agglomération.
Jusqu’à présent, deux aspects de la réforme territoriale Sarkozy de 2010 ne concernaient pas la zone urbaine de Paris. D’une part, les communes de la petite couronne n’étaient pas obligées de se regrouper en intercommunalités (♣). D’autre part, les communes de la région Île-de-France ne pouvaient pas être intégrées dans une métropole.
Désormais, les communes devront se réunir dans des groupements d’au moins 300 000 habitants pour la petite couronne et de 200 000 en grande couronne. Une Métropole de Paris sera créée sur ce même périmètre dont une compétence essentielle sera le logement.
Ces annonces correspondent à l’esprit fondamental de ce qui était connu du projet. Le président de la fédération des villes moyennes (FVM), Christian Pierret (PS), y a vu récemment une réforme « à la gloire des régions et des grandes métropoles ».
Dans le cas de Paris, le gouvernement a même clairement choisi la métropole plutôt que la région Île-de-France. Il conforte ainsi les actuels projets de métropoles à Lyon et Marseille et accède à la demande de la première adjointe de Paris, Anne Hidalgo, qui avait déclaré que « le temps des métropoles est venu ». Pour elle, « face à la concurrence internationale », il faut « un statut propre au Grand Paris ».