Une votation d’initiative populaire en Suisse, dimanche dernier, a donné 67 % de oui à la proposition de limitation de certains éléments de la rémunération des grands patrons. C’est un entrepreneur suisse qui est à l’origine de ce référendum.
En cas de départ un P-DG ne pourra pas recevoir de prime ou indemnité, souvent appelée « parachute doré ». Les bonus devront être réglementés par les statuts de la société anonyme. Les membres du Conseil d’administration devront être réélus chaque année par les actionnaires. Le parlement a un an pour traduire en loi le résultat du référendum.
Des mesures similaires ont été adoptées à peu près dans tous les pays face à la multiplication de situations où des P-DG qui ont conduit leur entreprise à la déroute s’en vont en recevant des sommes astronomiques. Aux Etats-Unis, où la part variable des rémunérations des P-DG a été limitée par la loi, la part fixe a augmenté d’autant et les revenus des P-DG restent astronomiques.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, a salué cette initiative et dit vouloir s’en inspirer. Même réaction de la Chancelière allemande Angela Merkel.
Ces mesures respectent le libre choix par les propriétaires actionnaires des rémunérations des dirigeants. Un code de bonne conduite a été établi par le MEDEF. Un de ses initiateurs, Bruno Fourage, a déclaré que « ce qu’ont fait les suisses c’est mineur parce que nous, ce qu’on est en train de préparer, c’est plus complet ».