
(tract du 6 mars 2013) Le 22 février, l’Union européenne engageait contre la France une procédure prévue par le TSCG en cas de déficit excessif. Dans la foulée, le gouvernement Hollande-Ayrault décidait d’une série de mesures d’austérité supplémentaires visant à ponctionner les allocations familiales, les collectivités territoriales et tous les budgets de l’Etat.
L’Union européenne exige maintenant des « réformes structurelles ». Dans son collimateur, la Sécurité sociale fondée sur le salaire différé et le système des retraites basées sur la répartition.
Depuis, les déclarations se multiplient. Chacun y va de ses propositions.
Laurence Parisot (Medef) veut « passer en 2020 à 43 annuités de cotisations » et « relever à 67 ans l’âge légal en 2040 » (Le Monde, 1er mars).
Pascal Terrasse (secrétaire national du PS en charge des retraites) se dit « ouvert à l’augmentation des cotisations ». Il propose de ne plus « indexer les retraites sur l’inflation ». Pour lui aussi, « travailler au-delà de 62 ans est inévitable » (Le Parisien, 29 février). Et, en réponse à la demande de l’Union européenne, il affirme que « La réforme des retraites, c’est aussi une réforme de structures », ajoutant : « Dans ce cadre, toucher aux régimes spéciaux n’est pas un tabou. »
Ils veulent donc mettre en œuvre « une réforme structurelle », comme le demande Laurent Berger de la CFDT : « On veut aller vers une réforme plutôt systémique, c’est-à-dire plutôt par points, des retraites » (BFM).
C’est clair ! Il s’agit d’en finir avec la répartition pour y substituer un système individuel, tel celui des assurances privées qui, en réalisant des profits faramineux, ont appauvri des millions de travailleurs âgés en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis !
Et le ministre Moscovici de proposer sa méthode : « Il faut une réforme. Mais nous avons une méthode qui fait ses preuves : la concertation. »
Ce qu’ils appellent la « concertation », c’est la décision du gouvernement de soumettre à la ratification de l’Assemblée nationale l’accord Medef-CDFT de remise en cause du Code du travail.
Contre la transposition en loi de cet accord, deux cent mille travailleurs ont manifesté le 5 mars dans tout le pays, à l’appel des confédérations ouvrières CGT et FO.
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