Avec les moyens d’information dont disposent les syndicats, se prépare dans tout le pays la mobilisation organisée par les confédérations CGT et FO pour mardi prochain 5 mars. Le mouvement exprime le refus du projet de loi transposant l’accord MEDEF-CFDT de flexibilité du travail, que CGT et FO ont refusé de signer le 11 janvier.
Selon les dernières estimations, ce matin, les confédérations font état de plus de 170 manifestations. De nombreux appels de fédérations, souvent unitaires, ont été lancés, comme dans les transports, le commerce, les finances, l’équipement, l’énergie et les mines, les services publics, la défense. La presse départementale rend souvent compte des initiatives des unions locales CGT et FO.
La CFDT, signataire de l’accord qui, selon elle, « fait progresser les droits », mène campagne donnant « raison » à ceux qui n’iront pas manifester mardi..
Le quotidien Le Figaro, au lendemain de l’accord, citait M. Soubie, ancien conseiller social de Sarkozy qui saluait « un bon accord sur le marché du travail ». Le journal allemand Der Spiegel y voyait une première étape vers un «Agenda 2020» sur le modèle des réformes Schröder en Allemagne. Le Financial Times évoquait des mesures de « flexisécurité à l’Allemande » et le Wall Street Journal américain titrait le 11 janvier : « Les patrons français gagnent une nouvelle flexibilité du travail ».
Le Journal du Dimanche publie ce matin un appel de « cent parlementaires socialistes » qui soutiennent l’accord. À l’Assemblée nationale, le groupe auquel ils appartiennent comprend 276 membres et 17 apparentés.
Dans son appel, le dernier bureau national du POI a dénoncé «la loi de flexibilité découlant de l’accord Medef-CFDT»
ainsi que «la réforme Peillon de territorialisation de l’école, la réforme Fioraso de dislocation des universités, la loi de flexibilité découlant de l’accord Medef-CFDT, l’acte III de la décentralisation ». Le BN du parti ouvrier indépendant a alerté aussi ses adhérents sur les réformes annoncées sur les retraites et la Sécurité sociale. Il note qu’à l’opposé de cette multiplication de projets d’austérité, « dans le même temps, il est indiscutable qu’un nombre grandissant de travailleurs, de jeunes, d’élus, de militants ouvriers, de démocrates n’acceptent pas et se dressent contre cette politique ».
Le POI note en particulier « la grève d’avertissement du 12 février des enseignants contre les réformes Peillon particulièrement massive dans le premier degré pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires, mobilisant très largement une profession qui avait massivement voté pour Hollande ». Il conclut sur « l’extrême gravité de la situation », la légitimité de la résistance en cours et notamment de « l’appel lancé par les confédérations CGT et CGT-Force ouvrière à la journée de mobilisation du 5 mars contre la loi de flexibilité ».
« Le BN du POI appelle ses adhérents au combat politique pour aider à réaliser l’unité pour bloquer l’austérité ; interdire les licenciements ; bloquer toutes les contre-réformes du gouvernement, à commencer par celle des retraites ; mettre en échec la loi de flexibilité transposant l’accord Medef-CFDT ».
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