Après les déclarations de Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, qui annonçait lundi devoir trouver six milliards de recettes supplémentaires pour 2014, Claude Bartolone, PS, Président de l’Assemblée Nationale, a signifié hier sa préférence pour une « priorité à la réduction des dépenses» en « ciblant mieux les crédits en fonction des objectifs ».
Sans remettre en cause la nécessité de ce que Pierre Moscovici, ministre de l’Économie, appelle de son côté des « mesures correctives », il se déclare « contre une nouvelle hausse générale d’impôt » pour « ne pas étouffer le peu de croissance qui existe encore en réduisant le pouvoir d’achat ». Cependant, il ne verrait pas d’un mauvais œil un réexamen de certaines « niches fiscales » au nom de « la protection de l’environnement et de la justice dans la répartition de l’effort ».
M. Cahuzac, avait refusé lundi de parler d’augmentations des impôts mais évoqué une « nécessaire stabilité fiscale ». Il s’agirait de remplacer les impôts votés pour un an seulement en 2013 pour une somme à peu près équivalente. Resté évasif sur les moyens, et reconnaissant le niveau déjà très élevé des différents impôts, lui aussi indique que « des économies dans la dépense publique sont inévitables […] non seulement au sein du budget de l’État, mais au sein des opérateurs, au sein des différentes politiques publiques ».
Parmi les options à l’étude et encore incertaines, figure entre autres la suppression de la demi-part fiscale pour les parents d’étudiants de moins de 25 ans au bénéfice d’une « allocation autonomie » pour les jeunes.