L’industriel breton de la charcuterie Gad a déposé son bilan vendredi devant le tribunal de commerce de Brest. Une audience pour l’ouverture de la procédure judiciaire devrait se tenir en milieu de semaine.
Ce groupe emploie 1650 salariés sur plusieurs sites : Lampaul-Guimiliau (850 salariés), dans le Finistère, Josselin dans le Morbihan (650), Saint-Nazaire en Loire-Atlantique (80), Saint-Martin-des-Champs (50) dans le Finistère.
Le groupe s’approvisionne auprès de 700 producteurs de porcs en vue de l’abattage, la découpe et l’élaboration de produits de charcuterie. Il est détenu à 65 % par la coopérative CECAB et à 35 % par le groupement de producteurs de porcs Prestor.
La production porcine est en déclin en Bretagne, à cause de l’augmentation du prix des aliments pour les porcs qui fait que le cours de la viande porcine ne couvre même pas le prix de revient, selon les producteurs.
Les abattoirs travaillent en sous-régime et souffrent également de la concurrence de l’Allemagne qui emploie de la main d’œuvre à bas coût, venue des pays de l’Est.
Les éleveurs de porc réunis sous l’égide du Comité Régional Porcin (CRC) et de l’Union des Groupements de Producteurs de Viande en Bretagne (UGPVB) ont tiré la sonnette d’alarme auprès du ministre de l’Agriculture : « Non seulement la baisse de la production est engagée mais sans réaction, elle va s’amplifier et entraîner la filière, ses outils, ses emplois dans la spirale du déclin, d’ici à 2014, la baisse de la production va atteindre 10 % de la production régionale » a déclaré Philippe Bizien, président du CRC.