
Le ministre de l’Éducation nationale, qui avait reconnu devant 1 400 inspecteurs à Paris, le 8 février, « Nous allons commettre des erreurs » et « nous avons le temps d’agir », a déclaré dimanche, que les enseignants « s’inquiètent » de l’impact de la réforme des rythmes scolaires sur leur « organisation de vie ».
Le maire de Paris, qui avait affirmé le 22 janvier, lors de la grève de plus de 78 % des professeurs d’écoles, qu’il ne « reculera[it] pas » a déclaré sur France Info qu’il persistait sur « sur la concertation, la décision ne sera prise que fin mars ».
Plusieurs fédérations d’enseignants et de personnels ont appelé le 28 janvier à la grève le mardi 12 février, pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires et du projet de loi de refonte de l’école. Le syndicat des professeurs des écoles SNUipp-FSU ne s’était pas joint à cet appel. Il s’est rallié à la grève en se prononçant pour le report de la réforme à 2014.
De source syndicale (SNUDI FO) on apprend que la grève sera très importante, par exemple à Paris 200 écoles seront fermées, 91 le seront à 75 % ; 231 écoles dans le Rhône ; 258 dans le Val de Marne ; 120 dans les Yvelines ; 100 % de grévistes dans la commune de Cachan ; en Seine-St-Denis, un raz-de-marée : plusieurs centaines d’écoles. 13 sections départementales du SE UNSA appellent à la grève. Le SE UNSA 94 appelle à la grève pour « l’abandon du décret ». De nombreux appels unitaires préparent les manifestations. À Paris, les fédérations FO et CGT des agents territoriaux ont déposé un préavis de grève.