
Hier, la ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a présenté aux syndicats de la Fonction publique les propositions du gouvernement pour la rémunération des fonctionnaires et des agents publics.
« Il n’y aura pas de remise en cause du gel du point pour 2013, ce n’était pas compatible avec la trajectoire des finances publiques », a-t-elle déclaré. Une éventuelle revalorisation est conditionnée à un retour de la croissance.
Pour la journée de carence, non indemnisée en cas d’arrêt maladie et dénoncée par l’ensemble des syndicats, elle a dit qu’elle attendait un bilan complet « dans les jours qui viennent », ne fermant pas la porte à son abrogation et elle a confirmé la suppression de la prime de fonction et de résultat, une sorte de rémunération au mérite créée par le gouvernement précédent.
La valeur du point d’indice Fonction publique demeure inchangée depuis le 1er juillet 2010, la FSU estimant à 13% le pouvoir d’achat ainsi perdu.
Les huit organisations syndicales de la fonction publique se sont réunies dans l’après-midi. Christian Grolier (FO) relate qu’elles ont toutes « fait le même constat de déception par rapport au jour de carence et au point d’indice ». Elles ont décidé de se revoir dans une quinzaine de jours pour décider d’une éventuelle journée d’action.
S’ajoutant à la mobilisation dans l’Éducation nationale contre la réforme Peillon et aux inquiétudes des fonctionnaires devant l’acte III de la décentralisation, ce blocage salarial accroît la grogne des fonctionnaires et agents publics.