
Hier soir, cinq offres de reprises de la raffinerie de Petit-Couronne avaient été déposées auprès de l’administrateur judiciaire.
Le ministère du Redressement productif a déclaré que « deux de ces offres paraissent sérieuses et financées … il s’agit de l’investisseur suisse Terrae et de l’énergéticien égyptien Arabiyya Lel Istithmaraat ». Le repreneur égyptien selon son représentant en France, Michel Billard de la Motte, est prêt à reprendre tout le personnel sauf une soixantaine de départs en retraite et affirme avoir déposé « un plan complet de reprise de la raffinerie de Petit-Couronne ».
Parmi les autres offres de reprises, le groupe NetOil basé à Dubaï et le groupe libyen Murzuk.
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a également annoncé que « le gouvernement français était prêt à prendre une participation minoritaire au capital, s’il y a une offre crédible faite ».
Le contenu de toutes les offres sera examiné lors d’un Comité d’Entreprise cet après-midi. Les offres seront ensuite transmises au tribunal de commerce pour audience d’ici deux à trois semaines.
La raffinerie avait déposé son bilan le 24 janvier 2012 et mise en liquidation judiciaire le 16 octobre.
Une demande de réquisition-nationalisation avait été faite, ces derniers mois, par les organisations syndicales CGT-CFDT-CFE/CGC et François Hollande avait répondu que « l’État ferait son devoir mais ne pourrait être le repreneur ».