
L’utilisation des tests ADN à l’encontre de militants syndicalistes dans l’exercice de leur mandat en Guadeloupe, notamment sur ceux de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG), a été dénoncée par le Comité international contre la répression (pour la défense des droits syndicaux et politiques), le 15 janvier 2013, auprès de M. Eric Lafontaine, conseiller pour les affaires réservées auprès de Mme Taubira ministre de la Justice. Le 24 octobre 2012 ce comité, avec des syndicalistes, avait déposé des demandes et venait chercher les réponses.
Le Comité a rappelé notamment « le cas de la déléguée Régine Délphin, poursuivie pour diffamation publique, injure et discrimination, et de celui d’Elie Varieux, délégué syndical UGTG au Crédit agricole, juge prudhommal, licencié au mépris des règles du Code du travail, au mépris des décisions de l’inspection du travail ».
Plusieurs courriers du Comité international contre la répression dont celui du 5 juin 2012 à Christine Taubira ; l’organisation en juin de meetings dans cinq villes, Paris, Lyon, Nantes, Lille et Limoges, où Elie Domota secrétaire général l’UGTG, a présenté un mémorendum contre la répression des syndicalistes (déposé au ministère) ; un meeting à Paris le 11 décembre 2012 ont exprimé publiquement ces questions.
Plus de mille responsables syndicaux de toutes affiliations ont demandé l’abandon des poursuites contre les militants et dirigeants de l’UGTG.
Le conseiller de la ministre s’est engagé à rendre compte dans des délais immédiats au cabinet de Christiane Taubira des demandes formulées par la délégation.