
Le SNUIPP (FSU) ayant décidé d’appeler à la grève le 12 février, rejoint donc les autres syndicats de l’enseignement primaire, avec lesquels il avait voté contre la réforme Peillon au Comité technique ministériel le 11 janvier. Ces syndicats ont, depuis mercredi dernier, lancé un mot d’ordre de grève nationale pour cette date, pour le retrait de cette réforme. Le SNUIPP a précisé que c’est sur sa plateforme « et pas une autre » qu’il va à la grève.
Sébastien Sihr, pour la direction nationale du SNUIPP, précise qu’il ne veut qu’un report à la rentrée 2014 de la réforme des rythmes scolaires qu’il juge « bricolée » mais « porteuse d’espoir et de potentialités ».
Cependant, des sections départementales de ce syndicat, comme les Bouches du Rhône ou les Alpes maritimes, ont pris des positions plus nettes sur l’abandon de la réforme. Certaines avaient, dès mercredi, rejoint l’appel à la grève lancé par les fédérations CGT, FO, Sud, CNT et FAEN pour le 12 février et les revendications d’abandon du projet de loi sur l’école, d’abrogation du décret sur les rythmes et de meilleures conditions de travail et de salaires.
À Paris, c’est tous les syndicats parisiens de l’enseignement primaire (hormis le SGEN- CFDT) qui appellent à la grève le 12 février pour l’abrogation du décret sur les rytmes scolaires, en précisant leurs revendications (effectifs par classe, postes RASED etc.) et en soulignant : « Les obligations de service des enseignants doivent rester sous la seule responsabilité de l’État ».