Renault cherche un accord de licenciements « à l’espagnole ».

Renault licenciements à l'espagnole

La direction de Renault a annoncé mardi sa volonté de supprimer 7.500 postes en France, d’ici à 2016, soit plus de 15% de ses effectifs. Elle déclare que contrairement à PSA, qui va fermer une usine et supprimer plus de 11.000 postes, elle n’imposera ni fermeture de site ni plan de départs volontaires. Mais elle conditionne ces dispositions à un accord avec les syndicats.
L’objectif affiché est de passer de 44.642 salariés à 37.142, en misant essentiellement sur des départs naturels non renouvelés (5.700). Pour les 1.800 postes restants, le dispositif actuel de départs anticipés pour les fins de carrière serait élargi à environ 3 000 salariés soit une suspension de contrat rémunérée à 75% du salaire jusqu’à l’âge de liquidation de leur retraite.
Les représentants FO et CGT rectifient : la direction envisagerait en fait 8.260 suppressions postes et potentiellement 760 embauches.
Renault, qui a obtenu un accord de compétitivité majeur en Espagne, espère imposer le même en France permettant de flexibiliser travail et salaires en contrepartie du maintien de l’emploi.
Le 11 janvier, rejeté par la CGT et FO, l’accord de  » flexisécurité  » dit  » sur la sécurisation de l’emploi  » n’avait été signé avec le MEDEF que par trois organisations syndicales. M. Moscovici, ministre de l’économie et des finances, expliquait : « Les salariés sont gagnants (…). L’accord concourt à la fois à la modernisation sur le long terme du marché du travail et aussi et à cette inversion de la courbe du chômage ».

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Catégories: AUTOMOBILE, EMPLOI, Industrie, SYNDICATS

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