Non à la guerre ! Non à l’intervention française au Mali ! Retrait immédiat des troupes !

picto_prendre_position(Communiqué) Le POI — qui a multiplié les mises en garde contre toute menace d’intervention et d’ingérence du gouvernement français au Mali — s’indigne des déclarations du président de la République ce vendredi 11 janvier 2013, affirmant que « la France répondra », « dans le cadre des résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU », à la demande d’intervention militaire formulée la veille par le régime de Bamako.

En réalité, depuis le jeudi 10 janvier, des forces militaires françaises sont déjà déployées dans la localité de Sévaré, au centre du Mali, avec la présence de huit avions sur l’aéroport militaire.

Cliquer pour télécharger et imprimer le communiqué

Cliquer pour télécharger et imprimer le communiqué

Le POI condamne l’intervention militaire française au Mali, qui a reçu d’emblée le soutien des Etats-Unis et de l’Union européenne (et de tous les gouvernements la composant) ; intervention qui, comme hier en Afghanistan ou en Libye, sera un coup porté contre la souveraineté nationale de tous les pays du Sahel (à commencer par celle du Mali et de l’Algérie), et qui vise à ouvrir la voie au chaos dont les peuples et les travailleurs seront les victimes.

La résolution n°2085, votée le 20 décembre 2012 à l’unanimité par le Conseil de sécurité de l’ONU et soutenue par les gouvernements français et américain ainsi que par l’Union européenne, a pour seule fonction d’ouvrir la voie à une intervention militaire au Mali.

Le POI en appelle aux travailleurs, militants, jeunes, attachés à la paix, à la démocratie et à la justice sociale. Il se prononce contre l’intervention militaire française, pour le retrait immédiat des troupes du territoire malien, pour le droit des peuples à disposer d’eux- mêmes et pour la souveraineté des nations.

Partie prenante de l’Entente internationale des travailleurs et des peuples, le POI exprime sa solidarité militante avec les forces du mouvement ouvrier et démocratique au Mali, en Algérie, dans le monde entier, qui s’opposent à l’intervention militaire et se prononcent pour le respect de la souveraineté des nations.

Paris, vendredi 11 janvier 2013

Les secrétaires nationaux Claude Jenet, Daniel Gluckstein, Gérard Schivardi, Jean Markun

filet pointilles gris

A lire dans IODerrière la marche à la guerre… “des intérêts colossaux”

L’interview de Sissiko Cheick Oumar, président de Solidarité africaine pour la démocratie et l’indépendance (Sadi) — parue dans Fraternité, journal du Parti des travailleurs d’Algérie, décembre 2012. Cet entretien riche d’informations tient sur une page. Nous en publions quelques extraits.

— Sissiko Cheick Oumar

"(…) Le Mali, malheureusement, est une victime directe de l’intervention de l’Otan en Libye. En effet, il faut rappeler que juste après la chute du régime de Kadhafi, des hommes lourdement armés ont traversé le grand désert, pourtant balayé par les satellites américains, sans que personne ne les aperçoivent, et sont entrés au nord du Mali en conquérants.

La déroute fulgurante de l’armée régulière malienne s’explique par les moyens dérisoires dont elle dispose d’un côté, et la suprématie logistique des différents groupes armés qui ont renforcé leur arsenal à partir de la Libye.

La situation chaotique actuelle est utilisée par les gouvernements des grandes puissances pour mettre en place à la tête de l’Etat malien des autorités dociles qui mettent en œuvre des politiques conformes aux intérêts étrangers. (…)

Ce que ne disent pas les médias, c’est qu’il y a des intérêts colossaux et stratégiques dans cette grande région du Mali. Pétrole, uranium, ressources énormes en eau souterraine, des terres cultivables… tout cela est convoité par les multinationales françaises, qataries, américaines…

Sans oublier la plate-forme aéroportuaire de Tassalit (prés de Kidal) que les Américains et les Français veulent transformer en une vaste base militaire pour surveiller et contrôler toute la région du Sahel, la Méditerranée, la mer Rouge.(…)

Par ailleurs, il faut souligner le rôle extrêmement nuisible joué par le Qatar qui finance et arme différents groupes armés islamiques. Ce pays agit clairement en sous-traitant de la politique de l’impérialisme en Afrique et au Moyen-Orient." (…)

 

Fraternité : Selon vous, où se situe la solution ?
 

"Parce que tous les pays de la région sont concernés par les développements en cours, il faut que s’exprime la solidarité entre les peuples et que les forces politiques et syndicales des pays de la région puissent conjuguer leurs efforts pour aider à l’organisation de la défense de nos pays respectifs.

La nécessité de tenir une deuxième ses- sion de la conférence d’urgence contre les guerres d’occupation et de pillage se fait ressentir. Quel est votre avis là-dessus ? Notre déplacement à Alger pour rencontrer exclusivement des représentants du PT s’inscrit dans la recherche de moyens pour empêcher la guerre contre mon pays.

Pour sauvegarder les nations et permettre aux peuples, aux travailleurs et aux jeunes de vivre des richesses de leurs pays respectifs, nous devrions nous entraider.

Pour toutes ces considérations, le parti Sadi mettra toute son énergie pour préparer cette deuxième session de la conférence d’urgence à laquelle nous avons participé en décembre 2011.

Nous allons la préparer avec les syndicats de mon pays et nous informerons de cette ini- tiative nos partenaires de l’Alnef (2), pour une large participation à même de peser dans la lutte contre la guerre."

Tags:,

Catégories: Communiqué du POI, GUERRE, MALI

Recevez nos informations

Souscrire à nos flux RSS et profils sociaux pour recevoir les mises à jour.

Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Joignez-vous à 575 followers