
Le chef de l’État François Hollande a dit hier dans une conférence de presse la situation est grave, et qu’il entend être jugé sur la baisse du chômage sur la durée de son quinquennat.
Il a rappelé son choix d’un « désendettement à marche forcée », mais « sur la base de la justice ». Il a longuement présenté le pacte de compétitivité issu du rapport Gallois : aides aux exportations décidées pour 99% au niveau régional, crédit d’impôt de 20 milliards pour les entreprises et hausse de TVA au 1er janvier 2014, qui sera plus juste avec une restructuration des taux a affirmé le président qui a ajouté que, pour la hausse de CSG, c’est la discussion des partenaires sociaux qui en décidera.
Il s’est adressé aux syndicats pour souligner que, si le contrat de génération a été signé par tous les syndicats, « la plus importante négociation, c’est celle sur la sécurisation de l’emploi ». « J’appelle toutes les organisations syndicales et les employeurs à nouer et conclure ce compromis historique », a-t-il lancé pour invoquer un objectif général : « Ensemble nous devons faire nation, c’est à dire faire bloc ».
Dans les autres domaines, le chef de l’État a dit qu’une loi bancaire allait être soumise au parlement, que le rapport Jospin sera repris après discussion avec les forces politiques, que le mariage ouvert à tous serait débattu fin janvier et que le droit de vote pour les étrangers au municipales ne réunissant pas la majorité des trois cinquième nécessaire, il faut d’abord la rechercher.
A lire dans Informations Ouvrières du 15 novembre : la » justice » selon Mr Hollande .
« Ma seule boussole, c’est la justice », a en effet lancé François Hollande lors de sa conférence de presse à l’Elysée. Mais quelle justice, souligne Informations Ouvrières, y a-t-il à faire
pleuvoir des dizaines de milliards d’euros sur les patrons (…), à augmenter la TVA, payée par les travailleurs, pour financer ces largesses accordées aux patrons(…), à programmer des coupes sans précédent
dans les services publics (…), à ouvrir la voie à la destruction des bases mêmes de la Sécurité sociale »
La droite et les patrons applaudissent au pacte de compétitivité du gouvernement titre également notre journal qui indique : « Chose stupéfiante : le quotidien patronal Les Echos ordonne sans ménagement à l’UMP de se taire«