L’accès à cinq catégories de praticiens de santé le plus souvent sollicités en premier recours a été étudié par l’Institut National de la Statistique (INSEE), qui a publié hier son enquête, qui porte sur les médecins généralistes, les infirmiers, les masseurs-kinésithérapeutes, les ophtalmologues et les gynécologues.
Si 84 % de la population habite dans une commune où exerce un médecin généraliste et 90 % dans une commune pourvue de ces praticiens ou à moins de 15 minutes, 50 % seulement des consultation de généralistes, masseurs-kinésithérapeuthes, ophtalmologues, gynécologues, ont lieu dans la commune de résidence, entre 16 et 20 % dans une commune à plus d’un quart d’heure pour les deux premières catégories, et 25% à plus d’une demi-heure pour les deux dernières, 2 % à plus de 2 heures.
L’institut a pris en compte la distance mais aussi les déséquilibres entre l’offre et la demande de soin marqués par la charge de travail des professionnels et la structure par âge de la population dans leur rayon d’exercice. Il conclut que le professionnel le plus proche peut être inaccessible, la demande de soins excédant largement l’offre dans son rayon d’exercice. Il établit également que, dans certaines communes, le déséquilibre entre le nombre de praticiens proches et celui des patients entraîne des files d’attente. Globalement, les inégalités se chiffrent par ce constat : 5 % de la population a une accessibilité aux soins plus de deux fois supérieure à la moyenne, et 20 % une accessibilité plus de deux fois inférieure.