Le gouvernement prépare un « choc de compétitivité » sur la masse salariale, réaménagé en « trajectoire »

s'informerLouis Gallois, Commissaire général à l’investissement, doit remettre le 5 novembre à Matignon un rapport sur la compétitivité de l’industrie. Un « séminaire gouvernemental » qui « prendra des décisions et lancera les chantiers » suivra.

Lors des Rencontres économiques d’Aix-en-Provence, en juillet Louis Gallois avait expliqué qu’il fallait à la France un « choc de compétitivité » de l’ordre « de 30 à 50 milliards d’euros ».

Laurence Parisot présidente du MEDEF, dans une interview parue hier sur l’édition en ligne du Figaro, reprend cette proposition d’une baisse globale de la masse salariale : « D’un côté, on baisserait à la fois les charges patronales et les charges salariales. De l’autre, on augmenterait légèrement la CSG et la TVA hors produits de première nécessité. Cette hausse des impôts indirects serait compensée par les deux premières baisses de cotisations».

Jean-Marc Ayrault en visite aujourd’hui à l’Institut de recherche technologique de Bouguenais, près de Nantes (Loire-Atlantique), a préféré au terme de « choc » celui de « trajectoire de compétitivité ».

À Matignon, selon des propos rapportés par l’agence Reuters, on souligne que, sur ce dossier, on peut jouer sur plusieurs paramètres. On peut ainsi favoriser l’innovation, la montée en gamme des produits français, le financement de l’export et des entreprises ou simplifier les contraintes et espérer que les partenaires sociaux parviendront à moderniser le marché du travail.

 

A lire dans Informations Ouvrières du 18 octobre un article sur la « Patate chaude du “choc de compétitivité”

Il souligne qu’au sein même de la majorité, le projet divise profondément. Et du côté des syndicats, si la
CFDT préconise ouvertement une augmentation de la CSG, FO et CGT y sont en théorie opposées.
Rien n’est tranché à ce stade », indique Matignon. « Il y aura forcément des transferts de charges quelque part, mais on prend en compte tous les impacts », ajoute un conseiller de M. Ayrault cité par l’AFP (15 octobre).
C’est ce qui amène prudemment, le conseiller du Premier ministre à préférer évoquer une  » trajectoire de compétitivité »

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Catégories: SALAIRES

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