Les transporteurs routiers sud-africains, après trois semaines de grève, ont accepté l’accord conclu vendredi entre syndicats et patronat. Cet accord prévoit des augmentations de salaires sur trois ans, 10% en mars 2013, 8% en mars 2014, 0,25% en septembre 2014 et 9% en mars 2015.
Si elle n’a pas asphyxié le pays, la grève a perturbé les livraisons dans les supermarchés, les stations-service, l’industrie automobile en manque de pièces détachées et gêné le Zimbabwe et le Swaziland, pays voisins. Plus de 50 personnes ont été tuées depuis août, début des conflits sociaux.
Cependant, dans les mines de platine, or, chrome, charbon, les grèves et les revendications salariales continuent, les licenciements massifs aussi.
Après Amplats (12 000 licenciements), le groupe Gold One a annoncé le licenciement de 1435 de ses 1900 employés - soit 75% - de sa mine d’or d’Ezulwini, près de Johannesburg ; le petit producteur de platine Atlatsa va, lui, se séparer de 2161 employés de sa mine de Bokoni (nord).
Jeudi, syndicats et grévistes des mines d’or, qui revendiquent 12 000 rands mensuels (1 100 euros), ont refusé l’offre patronale, présentée par la Chambre des mines, de faire passer les salaires de 7 000 à 10 000 rands (620 à 890 euros environ). Les parties doivent se revoir lundi ou mardi.
Le secteur minier est un enjeu crucial car il contribue à hauteur de 20% du PIB (produit intérieur brut).
Les fonctionnaires, eux, menacent de cesser le travail la semaine prochaine.
Informations ouvrières du 18 octobre détaille la proposition des patrons rejetée le 11 octobre par les mineurs en grève depuis plusieurs semaines.
« Nous avons fait une offre aux mineurs en grève, et ils ont dit “non” », a déclaré Kenneth Buda, le coordinateur du syndicat NUM, majoritaire dans les mines.
« Nous essayons toujours de leur parler… et nous allons aussi nous retourner vers les employeurs, qui pourront peut-être rajouter quelque chose », a-t-il expliqué, indiquant cependant que les grévistes campaient sur leur revendication de 12 500 rands mensuels (1 100 euros)
Patronat et syndicats devaient à nouveau se rencontrer le 15 octobre, le patronat espérant entre-temps, avec l’aide de la NUM, convaincre les grévistes de changer d’avis