Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, a rencontré samedi dernier les salariés de PSA Peugeot Citroën au Mondial de l’automobile à Paris. Il a annoncé la tenue d’une première réunion tripartite (État-direction-syndicats), le 25 octobre, pour, a-t-il dit « rediscuter » le plan de restructuration du constructeur automobile afin «que le plan social soit strictement proportionné aux nécessités de la relance de Peugeot». Il a ajouté que selon lui, « il ne peut pas y avoir de dégâts sociaux, humains, industriels, excessifs ».
Le ministre a donné quelques précisions supplémentaires, hier, lors d’une émission conjointe Europe 1-iTélé-Le Parisien. Trois questions seront abordées lors de ces discussions : « la pertinence de l’alliance avec General Motors », la « disparition de plusieurs lignes production », et la « nécessité de réindustrialiser ou pas les sites qui seront abandonnés ».
« Nous sommes des interventionnistes pondérés et modérés mais absolument intraitables quand ils le pensent nécessaire », a déclaré le ministre.
4 400 emplois sont menacés chez PSA. « Il faudrait que le plan de licenciements soit bloqué, suspendu» a lancé à la presse un responsable syndical au Mondial de l’automobile. Appelant à un rassemblement syndical mardi 9 octobre devant le Salon, il a considéré que « la mobilisation de tous les salariés va être très importante dans la construction du rapport de forces pour négocier avec Peugeot et le faire reculer le plus loin possible et pour faire bouger le gouvernement ».
Informations Ouvrières du 11 octobre revient sur les propos d’Arnaud Montebourg aux salariés de PSA lors d’une rencontre au salon de l’automobile et commente : « Y aurait-il des licenciements non excessifs ? »
« Cette négociation est lourde de menace pour les travailleurs de PSA et leurs organisations syndicales » ajoute notre journal qui fait le lien sur les propos du même Arnaud Montebourg qui propose dans le cadre du « débat de la compétitivité » une « diminution des cotisations sociales » pour les patrons « contre de l’investissement productif » ? La logique n’est-elle pas la même ?