La croissance de l’économie française sera de 0 % au troisième trimestre et de 0 % au quatrième trimestre, a prévenu jeudi l’Institut national des statistiques et des études économiques (INSEE) en annonçant avoir réduit sa prévision de croissance pour 2012 à 0,2 % ainsi que l’entrée en récession de la zone euro, alors que la croissance était de 1,7 % en 2011.
L’INSEE prévoit un repli du pouvoir d’achat des ménages, qui reculerait de 0,5 %, sous le triple effet des hausses d’impôts, de l’inflation et des suppressions d’emplois.
Selon l’Institut, une très légère remontée de la consommation (+ 0,3 %) ne pourrait se faire qu’au prix d’une baisse du taux d’épargne des ménages. Cette réduction de l’épargne aurait des conséquences négatives pour l’investissement (habitat, livret A pour le logement social, livret développement durable pour les PME et les économies d’énergie).
La zone euro est en récession. La demande intérieure est durablement affectée en Italie et en Espagne, deux pays qui devraient rester en récession en 2013. « Les mesures de maîtrise des déficits publics, le regain d’inflation et la dégradation du marché du travail » devraient peser « fortement sur le pouvoir d’achat des ménages européens », peut-on lire dans la note de l’INSEE.
Le taux de croissance est le taux de variation du PIB (produit intérieur brut). Celui-ci est utilisé pour mesurer la production dans un pays donné et prend en compte la valeur des biens et des services produits au cours d’une année.