Une négociation syndicats-patronat s’ouvre sous la menace de la flexibilité et d’une décision du gouvernement

s'informerUne négociation syndicats-patronat pour une « meilleure sécurisation de l’emploi » a commencé hier. François Hollande, président de la République, veut qu’elle débouche sur un « compromis historique ». Il a demandé aux syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) et au patronat (MEDEF, CGPME, UPA) de s’entendre sur plus de « souplesse » aux entreprises et de « protection » aux salariés, avant la fin de l’année. En questions, une réforme des licenciements collectifs, la taxation des contrats précaires et la mise en place d’accords de sauvegarde (les accords de compétitivité-emploi de Sarkozy).

Le gouvernement a envoyé sa feuille de route le 7 septembre, comportant quatre chantiers. Le volet 1, « lutter contre la précarité », sera abordé la semaine prochaine. Viendront ensuite « les dispositifs de maintien de l’emploi » (chômage partiel et accords de sauvegarde) puis « l’anticipation des évolutions de l’activité et de l’emploi » et enfin l’« amélioration des procédures de licenciements collectifs ».

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, a affirmé hier dans le quotidien Libération que « le patronat entend obtenir […] des décisions sur le terrain de la flexibilité et du coût du travail ». Jean Claude Mailly, secrétaire général de FO, invité à France-info ce matin a déclaré : « si on va vers plus de flexibilité, on va dans le mur ».

Pour Patrick Barnasconi, du MEDEF, le marché du travail doit « aller vers plus d’adaptabilité, plus de souplesse ».

Faute d’accord, le gouvernement a averti qu’il prendrait des décisions. Par ailleurs il a un ouvert autre chantier : l’abaissement du « coût du travail » en faveur de la compétitivité des entreprises.

filet pointilles grisprendre positionune seule question est posée au mouvement ouvrier en ces derniers jours: « l’austérité serait-elle plus acceptable lorsqu’elle vient d’un gouvernement de gauche que lorsqu’elle vient d’un gouvernement de droite ? »

(…) Si ce gouvernement, qui se prétend de gauche, prend ces mesures qui n’ont rien à envier à celles du gouvernement Sarkozy, c’est pour une seule raison : c’est son refus de rompre avec l’Union européenne, son refus de rompre avec la dictature de la classe capitaliste (…). Et c’est pourquoi il met en place cette conférence sociale dans laquelle il cherche à associer les organisations syndicales à ce que Hollande a appelé le « compromis historique », pour baisser le coût du travail

Alors, une seule question est posée au mouvement ouvrier en ces derniers jours: l’austérité serait-elle plus acceptable lorsqu’elle vient d’un gouvernement de gauche que lorsqu’elle vient d’un gouvernement de droite ? Faudrait-il accepter l’austérité ? Faudrait-il accepter les plans de destruction parce que le gouvernement s’appelle Hollande-Ayrault et qu’il ne s’appelle plus Sarkozy-Fillon ?
Non camarades, il n’y a aucune raison d’accepter cela. Et parce qu’il n’y a aucune raison d’accepter cela, alors il faut dire qu’aucune organisation ouvrière digne de ce nom ne peut cultiver la moindre équivoque sur la politique de ce gouvernement. Personne n’a le droit de dire qu’il s’oppose au TSCG mais qu’il soutient le gouvernement. Personne n’a le droit de dire qu’il est contre le TSCG mais qu’il vote les emplois d’avenir. (…)

Dans notre pays aussi, une force a commencé à se constituer. Dans le combat contre la ratification du traité TSCG, par milliers et par milliers, des travailleurs, des militants de toutes tendances, des militants syndicaux de toutes confédérations, mais aussi des militants politiques du Parti socialiste, du Parti communiste, du Parti de gauche, du POI, d’autres partis et associations ont commencé à constituer ensemble des comités pour l’unité contre la ratification, c’est-à-dire contre la dictature de la troïka(…)

Extraits du discours de Daniel Gluckstein à l’issue de la manifestation du 30 septembre 2012

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Avec les comités pour l’unité

« Que les comités contre la ratification deviennent demain des comités pour l’abrogation du TSCG ! Qu’ils deviennent des comités pour l’unité contre toutes les attaques, contre toutes les contre réformes et contre le « compromis historique » ! (…) » (Daniel Gluckstein, à la manifestation du 30 septembre à Paris)

Vous voulez prendre contact avec le comité pour l’unité près de chez vous ? Contactez le Parti ouvrier indépendant. Cliquez ici.

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Catégories: SOCIAL

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