Le POI s’adresse aux manifestants

agirLe POI a massivement diffusé un supplément du journal Informations Ouvrières pendant la manifestation du 30 septembre (chacun peut le télécharger en cliquant sur la photo ci-dessous).

Le Parti ouvrier indépendant s’adresse

aux manifestants du 30 septembre

Aux dizaines de milliers de travailleurs et de jeunes qui manifestent ce 30 septembre à Paris contre la ratification du TSCG, le Parti ouvrier indépendant adresse son salut.

Ensemble, nous défilons pour dénoncer ce traité indigne qui piétine la souveraineté du peuple et la démocratie, et menace de démanteler ce qui reste de droits ouvriers et de conquêtes sociales.

Le peuple de ce pays n’a pas varié depuis la victoire du vote non au traité constitutionnel en 2005. Il est majoritairement opposé au TSCG et aux diktats de l’Union européenne. Ces dizaines de milliers de manifestants en sont la preuve vivante. Sans doute, auraient-ils été des centaines de milliers si un appel ferme et sans réserve avait été lancé par les partis se réclamant de la classe ouvrière et de la démocratie pour contraindre Hollande à renoncer à cette ratification.

En décidant de faire ratifier ce traité coûte que coûte par sa majorité, soutenue par des fractions de l’UMP, Hollande et son gouvernement ne dévoilent-ils pas leurs intentions véritables ?

Partisans de l’Union européenne et de ses traités qui sont les instruments de défense des seuls intérêts du capital financier, ils ont décidé, comme les gouvernements espagnol, portugais et grec, de faire payer à leurs peuples le renflouement des banques et des fonds spéculatifs.

Les premières mesures du gouvernement Hollande-Ayrault en témoignent :

— un budget d’austérité (30 milliards d’euros d’« efforts » !) qui frappe les travailleurs, la jeunesse et toute la population ;

— l’approbation du rapport Sartorius, qui justifie 8 000 suppressions d’emplois à PSA et la fermeture du site d’Aulnay, et l’accompagnement des plans de restructuration et de démantèlement à Sanofi, à Doux, à Arcelor, etc. ;

— l’organisation de la « conférence sociale » destinée à instaurer ce que Hollande appelle le « compromis historique », dans le but d’associer les syndicats à la baisse du coût du travail et à la remise en cause de la Sécurité sociale de 1945, du Code du travail et des droits ouvriers ;

— l’adoption par l’ensemble des députés de gauche et une partie des députés de droite de la loi instaurant les « emplois d’avenir », une simple reprise du fameux CPE que le gouvernement Chirac-Villepin avait été contraint de retirer par la mobilisation de millions de jeunes et de salariés avec leurs organisations ;

— le refus d’abroger la circulaire du ministre Chatel (imposant une rentrée scolaire désastreuse), d’abroger la loi LRU (qui asphyxie les universités au nom de l’autonomie et de la privatisation) et d’abroger la loi Bachelot qui étrangle les hôpitaux publics ;

— le refus de remettre en cause les privatisations décidées par les gouvernements précédents, et la volonté affichée de les poursuivre et les aggraver ;

— l’annonce de l’acte III de la décentralisation qui menace les fondements de la République.

Ces mesures frappent des millions d’ouvriers, d’employés, d’agriculteurs, de jeunes et de retraités. Cette politique doit être défaite !

Il faut rompre avec les diktats de l’Union européenne. De gauche ou de droite, l’austérité est une arme de destruction aux mains de la classe capitaliste.

De grands combats s’annoncent. Ils appellent la réalisation de l’unité des travailleurs et de leurs organisations sur le terrain de la défense intransigeante de leurs acquis sociaux fondamentaux.

Aucune équivoque n’est possible à l’égard de la politique de ce gouvernement. Il en va de l’existence même de la démocratie et de la souveraineté du peuple.

Depuis des mois, des mobilisations massives dressent les travailleurs, les peuples, la jeunesse en Espagne, au Portugal, en Grèce. D’autres s’annoncent, et en particulier en France, en Allemagne… Ce combat commun pour la souveraineté et contre la dictature de la troïka (Union européenne-Fonds monétaire international-Banque centrale européenne) jette les bases de l’union libre des peuples et des nations libres de toute l’Europe. Cette union libre abrogera tous les traités de l’Union européenne et balaiera les institutions parasites et la gouvernance supranationale.

Qui bloquera la politique de l’Union européenne mise en œuvre par le gouvernement Hollande-Ayrault ? Ce ne peut être que le résultat de la mobilisation unie de millions et de millions, travailleurs des villes et des campagnes avec leurs organisations, élus, citoyens attachés à la démocratie dressant leurs revendications contre les mesures de régression sociale et les contre-réformes du gouvernement.

Dans la dernière période, des travailleurs, des militants syndicalistes, des militants de toutes tendances politiques (POI, PCF, PG, PS, etc.), des militants associatifs, ont rassemblé leurs forces dans des comités pour l’unité contre la ratification du TSCG. Toute la situation appelle que cette force continue à grandir, que se rassemblent travailleurs et militants de toutes tendances agissant pour l’indépendance du mouvement ouvrier, pour la défense et la reconquête de tous les droits et garanties, que se groupe et s’organise cette force pour aider à la lutte de classe unie.

Pour aider à ce combat : rejoignez le Parti ouvrier indépendant !

Le 30 septembre 2012,

les secrétaires nationaux du POI,

Claude Jenet, Daniel Gluckstein, Gérard Schivardi, Jean Markun

Catégories : Communiqué du POI, Non à la ratification du TSCG, SIDERURGIE

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