
Après la mise en liquidation judiciaire du groupe volailler Doux, le tribunal de commerce de Quimper (Finistère) a décidé hier son démantèlement, avec pour conséquence1 000 licenciements sur 1 700 emplois. Cinq sites seront partiellement repris, par les groupes qui ont fait des offres retenues par le tribunal, avec une forte diminution des emplois. Trois autres sites sont purement et simplement liquidés, ceux de Graincourt (Pas-de-Calais), de La Vraie-Croix (Morbihan) et du Pontet (Vaucluse). D’autres activités, l’export et les produits élaborés, seront en observation jusqu’au 30 novembre.
« L’État ne laissera tomber personne » a assuré Guillaume Garot, ministre délégué à l’Agroalimaentaire. Les organisations syndicales se sont déclarées très choquées car elles avaient demandé au gouvernement de favoriser une reprise globale de l’entreprise préservant les emplois. Les salariés licenciés bénéficieront d’un « contrat de sécurisation professionnelle » a affirmé le ministère de l’Agriculture, selon qui leurs salaires seront maintenus à 100 % pendant un an.
À l’occasion du salon de l’élevage à Rennes François Hollande a prévu de rencontrer des salariés de Doux et de PSA-La Janais.
Cette annonce et la publication du rapport sur PSA Peugeot Citrëon commandé par M. Montebourg, interviennent alors que les plans de licenciements se multiplient et le jour-même où l’INSEE révèle que l’emploi salarié en France, dans les secteurs marchands, a perdu 22 400 postes au deuxième trimestre 2012.