Grèce : le ministre des Finances annonce une récession deux fois plus forte que prévu

s'informer« La Grèce s’attend en 2012 à une récession pire que prévu, avec un recul attendu de 6,7 % du PIB (produit intérieur brut) contre les - 4,5 % évalués par la banque de Grèce en avril et les - 2,8 % votés initialement dans le budget de l’État », a déclaré mardi le ministre adjoint des Finances, Christos Staïkouras, rappelant que le chômage atteignait 22 % en mars.

C’est la cinquième année de récession consécutive, débutée en 2008 avec la crise des banques et aggravée depuis 2010 avec la crise de la dette et le recours aux prêts internationaux concédés par la Troïka, constituée de l’Union européenne, la Banque centrale Européenne et le Fonds monétaire international (UE, BCE, FMI).

Premier pays victime de la crise de la dette, la Grèce s’est vu imposer pour la troisième année consécutive, un programme drastique d’austérité et de réformes par les bailleurs de fonds de la Troïka, en échange de la promesse de 240 milliards d’euros de prêts internationaux d’ici à 2015.

Le gouvernement grec de coalition d’Antonis Samaras s’est engagé à poursuivre les réformes dictées par les créanciers. « Il est nécessaire de suivre des politiques orientées vers la croissance, de changer les politiques injustes et de les réadapter afin d’arrêter la récession » et de les « compléter par des politiques pour favoriser l’emploi » a insisté M. Staïkouras.

Aujourd’hui, les chefs de la Troïka sont arrivés à Athènes pour évaluer la mise en œuvre du programme de réformes qui conditionne l’aide internationale.

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Catégories: UNION EUROPEENNE

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