Jean-Yves Le Drian, président socialiste du conseil régional de Bretagne, a proposé vendredi que la Région « apporte sa garantie à l’intervention d’un pool bancaire » pour sauver le groupe volailler breton Doux, placé en redressement judiciaire, le 1er juin, à sa demande. Il estime qu’ « une intervention des banques à court terme », est nécessaire pour « rendre possible les conditions du maintien de la filière avicole bretonne ». Il a précisé agir en accord avec les ministres concernés.
Jeudi, le principal syndicat agricole, la FNSEA, s’était alarmé de ce qu’une centaine d’élevages dépendant du groupe Doux étaient confrontés à des difficultés d’approvisionnement qui menaçaient l’alimentation de quelque deux millions de poulets. En fin d’après-midi, Doux avait assuré la situation « rétablie ».
Leader européen de la volaille, le groupe familial Doux, basé à Châteaulin (Finistère), compte 3 400 salariés et travaille avec 700 à 800 éleveurs.
Selon le quotidien Les Échos de vendredi, des caisses régionales du Crédit Agricole et du Crédit Mutuel de Bretagne se disaient prêtes, moyennant la caution du conseil régional de Bretagne, à débloquer dans les prochains jours une ligne de crédit de 35 millions d’euros.
Le plan de sauvetage du volailler Doux s’oriente donc vers un soutien de la Région. Ni Jean-Yves Le Drian, ni les ministres de l’Agriculture Stéphane Le Foll et du Redressement productif Arnaud Montebourg qui le soutiennent, ne font mention d’un financement national, de l’appel à une banque nationale d’investissement, comme évoqué dans le programme du candidat Hollande.