Le Président de la République souhaite engager « à l’automne » une consultation avec les chefs des partis politiques sur une réforme des institutions, portant notamment sur le calendrier électoral, le scrutin présidentiel et le financement des campagnes électorales. L’information a été rendue publique par l’entourage de François Hollande, qui l’a révélée le soir du premier tour des législatives, dimanche dernier.
Cette réflexion portera d’abord sur le calendrier en raison, explique-t-on, du peu d’enthousiasme que suscitent les élections législatives qui suivent, un mois après, le scrutin présidentiel. Dimanche dernier, l’abstention a atteint un record historique. « C’est très difficile à mener après une présidentielle, une campagne législative, ça revient toujours à la même question : cohérence ou cohabitation ? », justifie l’entourage du président.
Une des hypothèses envisagées consisterait à faire voter en même temps pour les législatives et la présidentielle. Une autre piste serait d’inverser l’ordre des élections, ce qui implique de modifier les règles ou de changer le calendrier.
La réflexion souhaitée par le chef de l’État concernera également « le financement des campagnes, les règles pour l’élection présidentielle, les parrainages ». L’obligation des cinq cents parrainages d’élus nécessaires pour valider une candidature à la présidentielle pourrait être modifiée afin que « des citoyens puissent eux-mêmes parrainer (les candidats) dans certaines circonstances », avait déclaré le candidat François Hollande. Nicolas Sarkozy, lui, avait suggéré qu’un « pourcentage des Français puisse parrainer les candidats » en avançant un chiffre d’environ 3% du corps électoral, environ 1 380 000 citoyens.