Les classes dirigeantes allemandes se divisent face au Traité de Bruxelles

 

s'informerL’adoption du MES (mécanisme européen de stabilité) qui doit succéder au FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière) suscite l’opposition des patrons de PME, représentés par la fondation des entreprises familiales allemandes, socle traditionnel de l’industrie allemande.

 

La fondation, vendredi, a instamment appelé les députés à refuser le MES, qui sera proposé au vote du Parlement allemand, en même temps que le pacte budgétaire européen, avant le 6 juillet. Elle affirme que « «beaucoup de députés n’ont plus la vision d’ensemble sur les engagements et garanties pris ».

 

Le débat est avivé par la situation de l’Espagne qui a obtenu hier que ses banques soient directement recapitalisées par le FESF, dans des conditions qui ne sont pas encore connues.

Pour la fondation patronale, le MES, « né de la plume d’un bureau d’avocats américain », est une « gigantesque “ black box ” », une boîte noire qui, à Luxembourg, « retire aux sauveteurs de l’euro leur libre-arbitre alors qu’ils courent des risques financiers énormes ».

 

Elle réfute le « mythe » selon lequel « l’Europe ne serait viable qu’en tant qu’union de transferts permanente » et défend les entreprises allemandes car, plaide-t-elle, « ce n’est pas la monnaie unique qui a permis leurs succès mondiaux à l’export, mais leur travail acharné avec des produits compétitifs au niveau international, des coûts du travail faibles et une productivité élevée ».

L’Allemagne, au premier rang des économies de l’Union européenne, est aussi le premier contributeur du fonds de secours de la zone euro.

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Catégories: UNION EUROPEENNE

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