Le gouvernement allemand et son opposition se sont mis d’accord sur un projet de taxe sur les transactions financières, levant ainsi un obstacle à une ratification par le parlement allemand du pacte budgétaire européen (TSCG), a affirmé hier Sigmar Gabriel, le chef du parti social-démocrate (SPD).
Allant plus loin, dans un entretien télévisé le même jour, Angela Merkel a plaidé pour un chantier européen de longue haleine pour construire une Europe politique renforcée. La chancelière a exposé ses remèdes : « Nous avons besoin de plus d’Europe (…) d’une union budgétaire (…) et nous avons besoin avant tout d’une union politique. Nous devons, pas à pas, abandonner des compétences à l’Europe », a-t-elle déclaré. Mais « nous ne devons pas rester immobiles parce que l’un ou l’autre (pays) ne veut pas encore suivre », a-t-elle ajouté, ouvrant la porte à une Europe à deux vitesses.
Le pacte budgétaire « est une condition nécessaire mais pas suffisante » à un rétablissement de l’euro, a-t-elle jugé plus tard lors d’une conférence de presse avec son homologue britannique David Cameron. Parmi les éléments supplémentaires qui devront compléter ce pacte, M. Cameron a mentionné « des éléments d’une union bancaire ». Il a pressé les pays de la monnaie unique de venir à bout de leurs problèmes « afin que nous puissions tous avoir à nouveau une croissance saine en Europe ». Barack Obama s’était joint à lui mercredi pour réclamer « un plan immédiat de la zone euro » pour surmonter sa crise.