Les deux partis qui ont accepté les politiques d’austérité dictées par ses bailleurs de fonds à la Grèce ont subi hier un cinglant rejet. Lors des élections, ils sont passés ensemble de 77,4 % à 32,4 % des suffrages.
La Nouvelle Démocratie (droite) obtient 19,06 % contre 33,4 % en 2009 et 109 sièges. Le PASOK (socialiste), dont l’ancien patron Georges Papandréou a accepté les plans de l’Union Européenne (UE) et du Fonds Monétaire International (FMI) est écrasé et recueille 13,31 % des voix contre 43,9 % en 2009 et 41 députés.
Ces deux partis ne disposent pas de la majorité absolue (151 sièges) pour constituer une « coalition de salut national » pour maintenir la Grèce dans l’euro. Les partis opposés à l’austérité ont obtenu 150 sièges.
Syriza (gauche), opposée au mémorandum d’accord de la Grèce avec les bailleurs de fonds devient la deuxième force politique avec 16,66 % des voix et 51 sièges. Son dirigeant, Alexis Tsipras, a déclaré que le scrutin « a privé de toute légitimité le mémorandum » d’accord avec l’UE et le FMI. « Nous ferons tout pour que le pays ait un gouvernement qui dénonce l’accord de prêt (…) et annule le mémorandum », a-t-il insisté.
Le parti souvent qualifié d’ultra-nationaliste Chryssi Avghi (Aube dorée) fait son entrée au parlement, recueillant 6,9 % des voix et 21 députés. Son leader, Nikos Mihaloliakos, a affirmé que son groupe allait lutter contre les « usuriers mondiaux » et « l’esclavage » imposé au pays par l’UE et le FMI.