Le second tour de la présidentielle s’est conclu par l’annonce de la victoire de François Hollande, qui a obtenu 51,8 % des voix, selon les estimations diffusées dans la soirée. Le président sortant Nicolas Sarkozy a obtenu 48,1 % des voix.
La participation a atteint entre 80 et 82 %, selon les estimations obtenues par sondage. C’est moins qu’au second tour de la présidentielle de 2007 (83,97 %) mais plus qu’en 1995 et 2002, où il n’était pas arrivé à 80 %.
Nicolas Sarkozy a reconnu sa défaite et a annoncé qu’il allait redevenir un « Français parmi les Français ».
François Hollande a prononcé une allocution au cours de laquelle il a rappelé ses engagements de campagne et notamment la perspective d’une « dimension de croissance » à donner à l’Europe.
Lors d’une visite à l’ambassade de France à Berlin, le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, après la victoire de François Hollande, a déclaré vouloir « travailler ensemble à un pacte de croissance pour l’Europe », précisant qu’il fallait « maintenant sceller un pacte de croissance pour plus de compétitivité », passant par des « réformes structurelles ».
Avant même la proclamation des résultats, l’ancien ministre et député-maire de Nice Christian Estrosi, a lancé un avertissement à l’UMP : « Personne ne doit remettre en cause la légitimité de Copé ». Le ministre de l’Enseignement supérieur Laurent Wauquiez, animateur du courant de la Droite sociale à l’UMP, a estimé quant à lui qu’il faudra « une reconstruction en profondeur » à l’UMP.