En Grèce, lors des législatives tenues dans la journée, les deux partis pro-rigueur grecs Pasok (socialiste) et Nouvelle Démocratie (droite) se sont effondrés, rassemblant entre 31 et 37 % des voix à eux deux. Cette débâcle fait douter de la capacité de la Grèce à honorer ses engagements au sein de la zone euro.
Annoncée par les chaînes de télévision citant un sondage sortie des urnes ce revers des partisans de la Troïka (Union Européenne, FMI, Banque centrale Européenne) rendrait quasi impossible la formation d’un gouvernement de coalition par ces deux partis pour poursuivre la politique de rigueur dictée par les traités européens. Pour obtenir la majorité absolue au parlement, 151 sièges, les partis de la coalition avaient besoin d’au moins 37 % des voix à eux deux.
Le responsable du parti de gauche Syriza, devenu deuxième parti après les législatives, selon un sondage sortie des urnes, a appelé à la formation d’un « gouvernement de gauche » pour « dénoncer » les accords conclus par Athènes avec l’UE et le FMI.
En Allemagne, les partis de la coalition conservateurs-libéraux de la chancelière allemande Angela Merkel ont perdu le pouvoir aujourd’hui dans l’État du Schleswig-Holstein.
Selon les estimations, les conservateurs CDU voient leur score diminuer d’un point et les Libéraux (FDP) dégringolent. Ces résultats ne leurs suffisent pas pour gouverner ensemble.
Pour le gouvernement Merkel, cette élection était un test, à seize mois des législatives et à une semaine du vote crucial de Rhénanie du Nord-Westphalie, État régional le plus peuplé d’Allemagne.
“Dans toute l’Europe, les peuples se dressent contre l’Union européenne”
Déclaration du Bureau national du POI, samedi 28 avril 2012.
En ce printemps 2012, dans toute l’Europe, les travailleurs et les peuples se dressent, à juste titre, contre l’Union européenne, qui, dans tous les domaines, s’attaque aux conquêtes des travailleurs et à la souveraineté des peuples : grève générale en Espagne contre les plans d’austérité et les contre-réformes dictées par l’Union européenne ; cent vingt mille manifestants à Prague, à l’appel des syndicats, contre les politiques d’austérité de l’Union européenne ; appel de trois syndicats irlandais à voter non au référendum du 31 mai sur «Super-Maastricht». Depuis les grèves générales successives en Grèce, au Portugal, les manifestations de masse en Italie…, une force se lève pour arracher l’annulation de tous les plans d’austérité. Lire la suite…