Dimanche dernier, sur Europe 1, le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a exprimé sa crainte d’une « vague de plans sociaux » après la présidentielle. Certaines entreprises, « pour ne pas faire de vague », vont attendre un peu avant de procéder à des plans sociaux, a-t-il précisé. « Des projets sont en cours dans des entreprises comme Air France, dans les télécoms » ou la métallurgie, la grande distribution et la sous-traitance. Il a estimé que « les bonnes décisions n’ont pas été prises au niveau européen », ajoutant qu’ « on ne sort pas d’une crise comme celle là en faisant de l’austérité ».
Le lendemain, dans Libération, François Chérèque, le secrétaire général de la CFDT a confirmé que « beaucoup d’équipes de terrain s’attendent à de nouveaux plans sociaux après les élections ». Selon lui, « avec l’ensemble de la société civile, il faut organiser un Grenelle contre la pauvreté ».
Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a balayé cette crainte, sur BFM-TV : « vous croyez qu’une entreprise, si elle a vraiment des difficultés, peut se permettre d’attendre le calendrier électoral ? ». Il a par ailleurs indiqué que, si Nicolas Sarkozy était réélu, la réforme pour obliger les chômeurs à se former et à accepter ensuite la première offre d’emploi correspondant à cette nouvelle qualification serait présentée « avant l’été ». Il a précisé qu’en cas de « blocage » avec les partenaires sociaux, cette réforme serait soumise aux Français par référendum.