La commissaire européenne Maria Damanaki a vu son projet de gestion des ressources halieutiques (ressources aquatiques animales et végétales) dénoncé comme une forme de « privatisation des mers », vendredi à Luxembourg.
Ce projet doterait les pêcheurs européens de concessions de pêche, négociables dans le cadre d’un marché des « concessions transférables ». Il contraindrait à réduire les ressources pour conserver la valeur des concessions et laisserait ainsi le marché réguler le nombre de navires.
La surpêche affecterait plus de 60 % des stocks de poisson dans l’Atlantique et 80 % en Méditerranée, et l’Europe déclare vouloir adapter sa flotte de pêche au déclin des ressources.
Opposés au système proposé, les représentants irlandais et français. Les richesses marines constituent « un bien public non privatisable et non cessible » dit ce dernier. Il conduirait à une concentration des droits dans les mains de quelques « riches entreprises » alerte le représentant allemand.
Greenpeace, entrevoit « la domination d’une pêche industrialisée et destructrice » des ressources.
Mais pour la ministre danoise, Mette Gjerskov, il faut choisir entre ce projet et « mettre en place des plans nationaux » de réduction du nombre de navires de pêche.
Les « primes à la casse » des navires sont inefficaces selon la Cour des comptes européenne. Elles génèreraient des navires de pêche encore plus gros et performants.
Parmi d’autres propositions « très intéressantes », établir « un lien » entre le niveau des subventions accordées à un pays et ses progrès dans la réduction de ses capacités.