Inquiétude en Irlande sur le référendum européen du 31 mai

Un de ses porte-parole a annoncé mercredi que la confédération des 55 syndicats irlandais (600 000 adhérents) a décidé de ne pas donner la consigne de voter Oui au référendum du 31 mai prochain sur l’approbation du nouveau traité européen, le Traité sur la Solidarité, la Coopération et Gouvernance (TSCG). La décision est présentée comme « exceptionnelle », car la confédération avait soutenu les précédents traités européens, que le peuple irlandais avait pourtant refusés à deux reprises, avant qu’ils soient finalement acceptés, au moyen de nouvelles consultations (traité de Nice en 2001, traité de Lisbonne en 2008 ). De la sorte, l’Union européenne et le FMI avaient avancé 85 milliards d’euros au pays écrasé par la crise de la dette.

La confédération laisse toutefois ses syndicats libres de donner leur propre consigne de vote. Son secrétaire général a jugé nécessaire de mettre ses concitoyens en garde sur les conséquences d’un rejet du traité : « Nous aurons besoin d’un second plan d’aide […] l’alternative serait une faillite à la grecque… »

L’inquiétude est grande au sein du gouvernement irlandais comme à Bruxelles. Un tiers des électeurs serait encore indécis et leur basculement en faveur du Non pourrait être décisif, « si, comme commente le directeur d’un institut de sondage, le vote devient un référendum sur les mesures d’austérité sévères imposées à l’Irlande en échange du plan d’aide international. Compte tenu de l’état d’esprit de l’électorat, on risque un échec ».

Catégories: EUROPE

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