Les dirigeants de Repsol ont été interrogés par la police argentine

La police argentine, accompagnée de deux ministres, a procédé le 16 avril à l’expulsion d’une quinzaine de dirigeants espagnols du groupe Repsol du siège de la compagnie pétrolière YPF.

L’intervention a eu lieu pendant que la présidente Christina Kirchner présentait « la loi d’utilité publique » édictant l’expropriation d’YPF. Le gouvernement argentin a décidé de prendre le contrôle d’YPF, contrôlée jusqu’alors à 57,4% par le groupe espagnol Repsol. Cette expropriation partielle aboutit à ce que l’Etat argentin et les provinces détiendront désormais 51% d’YPF.

Certains des dirigeants expulsés des locaux de la compagnie ont été interrogés « durement », selon certaines sources dont les propos ont été cités par le ministre espagnol des Affaires étrangères. Il est précisé que leurs communications téléphoniques et internet avaient été coupées au préalable. D’après le quotidien madrilène El Pais, il s’agissait de « tenter de recueillir des éléments contre Repsol ».

Pour riposter à cette décision, le ministre espagnol de l’Industrie, Jose Manuel Soria, a annoncé que Madrid comptait prendre « de nouvelles mesures contre l’Argentine ». « Le gouvernement ne va pas annoncer des mesures, il va les prendre, et les appliquer », a-t-il précisé. En premier lieu est visée une limitation des importations du biodiesel argentin.

Réagissant à ces événements, Fonds Monétaire International (FMI) a déploré que l’Argentine soit « imprévisible ». Ce pays refuse d’ailleurs, depuis 2006, la venue d’une mission d’évaluation économique annuelle du FMI. L’Argentine que le FMI est l’un des responsables du chaos économique et social de 2001-2002.

Catégories: International

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