La coalition gouvernementale de centre-droit a éclaté aux Pays-Bas, provoquant une crise politique et la démission du gouvernement.
Les Pays-Bas, considérés comme l’un des pays les plus stables d’Europe, et dont le Premier ministre Mark Rutte était un défenseur du traité budgétaire européen, n’ont pas résisté devant les mesures d’austérité exigées par les accords passés dans le cadre de l’Union européenne. Pour respecter la norme de 3% de déficit public, il faudrait dégager 16 milliards d’euros d’économies pour 2013, alors que le déficit est de 28 milliards d’euros en 2011, soit 4,7% du PIB, contre 5,1% en en 2010.
Les mesures proposées auraient entraîné une baisse de 2,5% du pouvoir d’achat en 2013. Elles prévoyaient notamment une hausse de la TVA, un gel du salaire des fonctionnaires et une réduction du budget de la santé.
Le consensus sur ces mesures ne s’est pas réalisé. Geert Wilders dirigeant du parti de la liberté (PVV), a quitté la table en déclarant : « nous ne voulons pas opérer une saignée sur nos pensions à cause du diktat de Bruxelles. ».
Son parti d’extrême droite, officiellement eurosceptique et anti-islam, soutenait la coalition gouvernementale de centre-droit, entre chrétiens-démocrates du CDA, et libéraux parti libéral (VVD) du Premier ministre Mark Rutte. En effet, le gouvernement minoritaire de M. Rutte avait conclu une alliance avec le PPV, en octobre 2010. En échange d’un soutien à un vaste programme de coupes budgétaires, le PPV avait obtenu l’interdiction du voile intégral.
Des élections législatives anticipées semblent « évidentes », selon Mark Rutte.
Les négociations politiques sur l’austérité aboutissent, aux Pays-Bas, à la démission du gouvernement
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