Les discours de Nicolas Sarkozy à la Concorde et de François Hollande à Vincennes, hier, ont en particulier porté sur la croissance et sur l’Europe et sur les traités, que tous deux ont approuvés. Leurs auditoires ont été estimés par chaque camp à plus de cent mille.
François Hollande a rappelé son intention d’inclure un volet sur la croissance dans le Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG). Son frère siamois, le traité instituant les Mécanisme Européen de Stabilité (MES), a été adopté à l’Assemblée nationale, en partie du fait de l’abstention d’une majorité de députés socialistes. François Hollande a réaffirmé, que s’il est élu, il y aura « une renégociation du traité » et que « l’austérité ne sera pas la seule norme, la seule règle, que la croissance sera portée ».
Nicolas Sarkozy s’est prononcé « sur le rôle de la Banque centrale dans le soutien à la croissance ». Le traité de Maastricht, approuvé par lui et par François Hollande, a défini la Banque Centrale Européenne (BCE) comme une institution indépendante. Il est même interdit formellement aux gouvernements des États membres d’exercer quelque pression que ce soit sur la BCE.
Cependant, le candidat-président a jugé que « c’est une question que nous ne pourrons pas éluder. Car si l’Europe ne veut pas perdre pied dans l’économie mondiale, elle doit absolument renouer avec la croissance ». Il a ajouté que « si la Banque centrale ne soutient pas la croissance, nous n’aurons pas assez de croissance ».