Les surveillants de prison se manifestent

Après deux journées de protestation la semaine dernière, à l’appel des syndicats FO et CGT, de nouvelles manifestations de gardiens de prison ont été organisées mercredi dernier, et se sont poursuives hier. Des barricades de pneus et de palettes enflammés ont interdit l’accès aux centres de détention. À Colmar, la police a chargé les surveillants ; une femme, blessée, a été hospitalisée.

Les surveillants, qui n’ont statutairement pas le droit de faire grève, réclament l’ouverture de négociations sur leurs salaires, leur statut et leurs conditions de travail, de plus en plus dégradées.

Ils protestent principalement contre la surpopulation carcérale. Il y avait, au 1er mars, 66 445 prisonniers pour 57 213 places, une situation qui, s’alarment-ils, peut avoir des conséquences dramatiques. Ainsi, à Vezin-le- Coquet, près de Rennes, un gardien vient-il d’être agressé par un groupe de détenus.

L’UFAP-UNSA-Justice, le principal syndicat, ne s’est pas joint à ces actions, « estimant la période pré-électorale plus propice à des rencontres avec les candidats qu’à des manifestations », selon le journal Libération. FO et la CGT disent avoir envoyé aux candidats des courriers, restés sans réponse. Un communiqué de l’équipe de campagne de François Hollande juge « le mouvement des personnels pénitentiaires légitime ». Le ministère de la Justice affirme, lui, comprendre « les difficultés des surveillants ». Mais le mouvement a touché et touche des dizaines de centres de détention dans le pays.

Catégories: GREVE

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