Le gouvernement s’est félicité mardi dernier du maintien de l’offre de reprise partielle de Sernam par Géodis, filiale de la SNCF. Le ministre Thierry Mariani se veut rassurant. Selon lui, 826 postes gardés sur 1 600, ce ne serait pas négligeable.
Il promet, si l’offre est acceptée demain par le tribunal de commerce de Nanterre, des solutions pour tous les salariés. À la SNCF, notamment, Guillaume Pepy, P-DG, mettrait environ 500 offres d’emplois « à disposition, réparties sur tout le territoire ».
Pour Jésus Garrido, délégué FO, 700 salariés sur le carreau, c’est « un énorme gachis». Pour Maxime Dumont, responsable CFDT transports, « on veut de réelles propositions, pas des propositions à la SeaFrance ». La CGT, elle, appelle à « des actions simultanées » pour « le droit au travail ». Les salariés sont amers : « On nous balade (..) faut encore attendre vendredi pour la décision du tribunal, et puis le 7 mai ».
Pour la reprise, Pierre Blayau, patron de Geodis pose deux conditions. La première est remplie. La Commission européenne a annoncé que le repreneur n’aurait pas à rembourser 642 millions d’aides touchées par Sernam et jugées illégales par Bruxelles. La seconde est la « viabilité ». « À l’administratrice d’engager le plan social et de gérer la répartition des personnes reprises », a dit Pierre Blayau au Figaro. Selon le journal, les caisses de Sernam tiendraient deux mois. Geodis reprendrait pour 96 euros le fonds de commerce, certaines agences Sernam et 826 salariés sur 1 600.