Deux commandes annulées : l’avenir des chantiers navals de Saint-Nazaire en danger

L’armateur norvégien Viking River Cruises a annulé jeudi dernier son intention de commander deux navires aux Chantiers STX de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Le contrat annoncé en décembre était soumis à une clause suspensive : le bouclage du financement par les banques.

Les conséquences sur l’avenir du dernier grand chantier naval français sont graves. La commande de ces deux navires devait procurer environ quatre millions d’heures de travail.

Le 29 mars dernier, la direction des Chantiers avait déjà annoncé 9 100 jours de chômage partiel, pour cause de sous-charge de travail. Après la perte des commandes des deux navires de Viking, elle a annoncé vendredi au comité d’entreprise un total de 11 770 jours de chômage partiel pour avril, mai, juin: 25 % des 400 salariés des bureaux d’études travaillaient déjà sur la commande annulée. 60 % de ces jours concerneront les ouvriers et 40 % les administratifs, techniciens et agents de maitrise.

STX France, dernier grand chantier naval français, est détenu à 33,3 % par l’État et à 66,6 % par STX Europe, filiale du sud-coréen STX Shipbuilding. Il emploie 2 100 salariés et 4 000 pour la sous-traitance.

Les deux paquebots MSC actuellement en construction seront livrés respectivement en mai 2012 et mars 2013 ainsi que le petit navire de luxe Europa 2. Au printemps 2013, il ne restera plus que les 2 BPC russes qui représentent 20 % de la charge de travail annuelle.

Un an s’écoule entre la commande d’un navire et la montée en charge de travail.

[Crédit photo KaTeznik]

Catégories: ÉCONOMIE, EMPLOI, ENTREPRISES, Industrie, SOCIAL

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