L’Espagne n’a pas réussi à placer sur le marché tous les titres de dette dont elle a besoin. Craintes de récession

Le Trésor espagnol n’ a pas pu placer, hier tout le montant de la dette prévu. Il a émis 2,6 milliards d’euros au lieu des 3,5 milliards prévus et à des taux plus élevés que précédemment. Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, a jugé « prématuré » un arrêt des mesures anticrise mises en place mais n’a pas non plus annoncé de nouvelles mesures de soutien.

Tout cela n’a fait qu’inquiéter les marchés boursiers qui, craignant la récession, ont tous terminé sur de très fortes baisses. La Bourse de Paris n’avait pas autant baissé depuis un mois. Hier, le CAC 40 a chuté de 2,74 %, revenant à son plus bas niveau depuis le 31 janvier. Le volume d’échanges a été très fourni, signe de la nervosité des investisseurs.

Mario Dragui a expliqué que les marchés « attendent des réformes, ils demandent aux gouvernements de tenir leurs promesses de consolidation budgétaire et de réformes structurelles. Le modèle social qui prévaut dans certains pays européens doit être révisé car il n’est pas durable ».

De son côté le Ministre de l’économie espagnol a voulu rassurer les marchés en certifiant que « l’objectif de déficit est gravé dans le marbre ».

Dans la chute du CAC 40, à Paris, Peugeot et Renault ont particulièrement souffert, perdant respectivement 5,82% et 4,46%. On se souvient que Peugeot vient d’annoncer le renvoi de 350 intérimaires de son usine de Sochaux tandis que Renault va se séparer de 340 intérimaires de son usine de Batilly, qui produit des véhicules utilitaires.

Catégories: ÉCONOMIE, DETTE, EUROPE, FINANCE, MARCHÉS, OBLIGATIONS, SOCIAL

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