Dans une interview parue ce matin dans l’Est Républicain, le Républicain Lorrain et Vosges Matin, le candidat chef de l’État rappelle que, « au nom de la France », il a pris pris des engagements vis-à-vis de l’Europe : 0 % de déficit en 2016 ». « Pour y arriver, ajoute-t-il, j’ai prévu 115 milliards d’euros d’efforts, 75 milliards sur les dépenses, 40 milliards sur les recettes. Et sur celles-ci, j’en ai déjà fait voter 32 milliards. Pour les 8 restants, je propose notamment l’impôt forfaitaire sur les grandes sociétés et la taxe pour les exilés fiscaux. »
Au cours de l’entretien donné à l’occasion d’un meeting ce soir à Nancy, largement consacré à des critiques contre son rival, il a récusé l’idée selon laquelle le système de protection sociale a amorti la crise. Pour lui, « Non, ce qui a amorti le choc, c’est la réforme des retraites de 2010 - elle rapporte 5 milliards dès cette année, 16 milliards en 2016 ». « Je continuerai, précise-t-il par ailleurs, la réforme de l’État et la réduction des dépenses ».
Questionné sur la flexibilité du travail telle qu’elle a été développée en Allemagne, il se félicite de ce que « les socialistes allemands ont compris » et rappelle ses intentions : « nous ferons les accords compétitivité-emploi. Ils rendront la liberté aux salariés et aux chefs d’entreprise pour parler aménagement du temps de travail, salaires, et emploi… La loi ne peut pas tout régler, tout prévoir, tout interdire, ni tout normer. Il faut faire confiance aux entreprises ».