Lors d’une réunion informelle organisée par le gouvernement finlandais samedi, le président du Fonds de soutien de la zone euro (FESF), Klaus Regling a expliqué que « la majorité des acteurs des marchés (financiers) ne croit pas que la crise est finie et s’attend à de nouveaux abaissements de notes d’État » par les agences de notation.
Le FESF, créé en mai 2010, est un fond de secours temporaire de 440 milliards d’euros, un « pare-feu » financier, pour les pays fragiles de la zone euro. Les États en difficulté qui ne peuvent aller vers le marché, dont les taux sont trop élevés, comme l’Irlande en 2011 peuvent, sous condition, y emprunter.
Une discussion est en cours dans la zone euro pour savoir s’il est possible voire judicieux de cumuler le FESF et le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui doit être activé en juillet.
La question doit être tranchée lors d’une réunion des ministres des Finances de l’Union monétaire à Copenhague les 30 et 31 mars. Le FMI presse les États de la zone euro de prendre une décision.
Deux possibilités sont à l’étude : regrouper les 500 milliards d’euros du MES avec 250 milliards d’euros restants du FESF pour 750 milliards d’euros, ou bien combiner les 440 milliards du FESF et les 500 du MES pour arriver à une capacité de prêt de 940 milliards d’euros (ce qui paraît cependant irréaliste pour la commission).
Le gouvernement allemand accepterait, selon l’hebdomadaire Der Spiegel, sous forme transitoire, un renforcement du MES par un cumul avec le FESF.