Les banques, fonds de placements, etc. ont finalement préféré une annulation partielle de la dette de la Grèce à une faillite incontrôlée.
Les nouvelles obligations grecques qui, dans les jours qui viennent, seront échangées contre les anciennes, procureraient un rendement pour les créanciers de 2%, les trois premières années, 3 % les cinq suivantes et 4,3% jusqu’à échéance. La restructuration de la dette grecque consiste donc à remplacer les obligations anciennes, à hauteur de 31,5% de leur valeur initiale par des titres à échéance plus longue.
Cependant, grâce à l’accord passé dans le cadre de l’Union Européenne, les mille milliards d’euros prêtés à 1% aux banques européennes par la BCE leur ont déjà permis de commencer à compenser leurs pertes, par des prêts à des taux nettement supérieurs. Les nouvelles obligations grecques seront de droit anglais, pour éviter par exemple les clauses d’action collective. Les 130 milliards d’aide apportés par les institutions publiques, seront en partie bloqués sur un compte réservé au remboursement de la dette. L’opération permet donc le remboursement par la Grèce des 14,5 milliards d’euros d’emprunts grecs qui arrivaient à échéance le 20 mars.
La Troïka s’installe à Athènes pour contrôler l’application des coupes dans le budget de la santé, les baisses des salaires et retraites, les privatisations… les premières mesures d’austérité ont déjà provoqué un recul du PIB de 7,5% entre le quatrième trimestre 2010 et le quatrième trimestre 2011.