Le développement du temps partiel féminin fait prévoir la poursuite des inégalités de retraites

Les retraites des femmes sont bien inférieures à celles des hommes. Cet écart devrait se réduire à l’avenir sans pourtant disparaître, relève une étude de l’INSEE (institut national de la statistique) parue jeudi.
En 2008, les retraites étaient en moyenne pour les femmes de 833 euros par mois (hors pensions de réversion versées aux veuves), contre 1 743 euros par mois pour les hommes.
La raison : un taux d’activité moindre des femmes, des interruptions de carrière liées aux grossesses, plus de temps partiels et des salaires inférieurs. 31% des femmes travaillent à temps partiel (contre 24% il y a 20 ans) et sont payées 20% de moins que les hommes (dans le privé, à temps de travail équivalent).
Certains mécanismes atténuent les écarts. Les mères peuvent obtenir, par la « majoration de durée d’assurance », l’équivalent de deux ans maximum (dans le privé) de durée de cotisation supplémentaire par enfant. Travaillant aussi plus longtemps, elles cotiseront plus.
Mais, ajoute l’INSEE, comme les écarts de salaire ne sont pas ou peu compensés, les inégalités de pensions vont durer. Jean-Michel Hourriez, chercheur à l’Institut national d’études démographiques précise que « la hausse de l’activité des femmes ralentit et elle est contrecarrée par la progression du temps partiel féminin »
En 2008, les retraites des femmes représentent 48% de celles des hommes. L’INSEE les estime en hausse : 70% pour les générations nées dans les années 1950 puis 80% pour celles nées dans les années 1970.

Catégories: 8 MARS, EGALITE, PRECARITE, RETRAITE, SALAIRES, SECURITE SOCIALE

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