“Nous, les maires, nous serons à vos côtés”

Extraits d’Informations ouvrières n°33 du 12 février 2009

PAR GÉRARD SCHIVARDI (EXTRAITS DE SON DISCOURS AU MEETING DU 8 FÉVRIER)

Le tribunal administratif de Montpellier a décidé de me démissionner de mon mandat de conseiller général pour avoir payé de ma poche une facture de 223,45 euros au lieu de la faire payer à l’Etat, c’est-à-dire aux contribuables. Quelques journalistes assistaient à la conférence de presse commune tenue le 6 février à Paris, avec des dirigeants du Parti de gauche, de Lutte ouvrière, avec le Parti ouvrier indépendant, soutenue par des dirigeants du Parti socialiste, comme Pascal Cherki, adjoint au maire de Paris et membre du secrétariat national du Parti socialiste, ou la sénatrice communiste de Paris, Nicole Borvo, et bien d’autres élus et militants de toutes tendances politiques.

Une journaliste incrédule m’a demandé si nous ne voyons pas dans cette condamnation un prétexte futile à ce qu’elle a appelé « un coup monté contre Gérard Schivardi ».
Nous lui avons répondu qu’il s’agissait là d’une condamnation des milliers de maires refusant de briser la grève des instituteurs en refusant d’organiser le service minimum d’accueil dans leurs écoles, qui refusent la suppression de leurs hôpitaux. C’est une condamnation des 6 000 élus qui ont signé un projet de loi rétablissant le monopole public de La Poste, abrogeant toutes les directives européennes.

Ils veulent mettre tous les élus hors la loi, puisque cette loi est désormais celle de l’Union européenne qui a décidé d’en finir avec nos écoles, nos services publics et la République ! (…) Nous, les maires, nous serons à vos côtés dans le combat pour organiser la marche unie sur Paris, afin d’interdire tous les licenciements. Nous allons organiser des réunions dans nos communes, dans nos cantons, avec la population, qui voit toutes ses usines se délocaliser, les unes après les autres, qui voit les viticulteurs obligés d’arracher leurs vignes, leurs outils de travail, avec les paysans, qui voient leurs terres livrées à la spéculation, à la jachère, au lieu de nourrir les hommes.
Nous allons y inviter tous les partis qui se prétendent défenseurs de la classe ouvrière. Pour que nous disions tous ensemble, et tout de suite : interdiction des licenciements, des suppressions d’emplois ; interdiction de la fermeture des hôpitaux, de nos écoles… (…)

Nous voulons sauver nos communes, nos départements que le gouvernement à la solde de l’Union européenne voudrait disloquer.
Nous voulons revenir à la République, une, indivisible et laïque, seule garantie de l’égalité en droits de tous les citoyens.
L’heure est grave, il ne faut pas transiger.
Nous aspirons à l’unité. Il est possible et nécessaire de la créer pour la marche unie sur Paris, pour l’interdiction des licenciements, les renationalisations. Le PCF, le Parti de gauche et d’autres peuvent conduire avec nous cette marche sur Paris.

Maires, il est indispensable pour nous de dire haut et fort : il faut rompre avec l’Union européenne, avec le traité de Maastricht, avec toutes les directives européennes et en finir avec cette Banque centrale. Vive l’Europe des pays et des peuples libres ! Vive le POI !

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